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GREENFIELD FESTIVAL 2026 – Jeudi

Compte-rendu de la journée du jeudi 11 juin 2026


Quand on aime, on ne compte pas, ok, mais difficile de passer sous silence qu’il s’agit cette année de la 20ème édition du Greenfield Festival. Un rendez-vous juste incontournable pour les fans de rock et de metal toujours aussi nombreux à faire le pèlerinage de juin à Interlaken.

Parmi les traditions bien installées, il y a bien évidemment l’ouverture officielle des festivités par les cors des Alpes sur la grande scène en début d’après-midi. Un moment assez unique qui ne doit pas manquer d’impressionner les artistes et festivaliers étrangers. Cette année, on aura reconnu une reprise de Linkin Park (‘In The End’) qui faisait le lien avec le programme de ces trois jours, quand même autrement plus costaud que notre répertoire folklorique.

Premier groupe à ouvrir la journée du jeudi, Zebrahead, et son punk rock bien ficelé joué par des musiciens tout sourire. Déjà les premiers walls of death et circle pits d’un public qui profitait aussi de se réchauffer un peu. La foule est particulièrement dense devant la scène, les festivaliers sont venus sur le site dès l’ouverture des portes. Cela permet au groupe de sortir le bateau pneumatique pour faire un tour sur la foule, ce qui aurait été un naufrage assuré sans autant de monde derrière les crashs. Premier show et déjà la barre est placée assez haut pour les suivants.

Sur l’Eiger stage, ce sont ensuite les Zurichois de Xoxo qui ont droit à 30 minutes pour nous convaincre qu’ils ont mérité leur place grâce au tremplin Demo Of The Year de m4music. La chanteuse débarque avec un chapeau de cowboy rose, mais elle est avant tout là pour faire bouger le public avec sa grosse voix. Le groupe est en mode ‘pas de prisonniers’ et cela finit de réveiller ceux qui dormaient encore un peu.

Vu leur notoriété actuelle, il est un peu surprenant de voir Ice Nine Kills jouer aussi tôt que 16.00 heures mais voilà ce qu’il se passe quand il y a beaucoup de beau monde à l’affiche. Les Américains ont le sens du spectacle et chaque titre est accompagné d’interactions comico-gore du plus bel effet, comme par exemple quand le chanteur coupe les bras d’un monstre à la tronçonneuse pour ensuite applaudir avec les deux membres sectionnés. Alice Cooper aurait été fier de voir son héritage se perpétuer ainsi. Le son est propre et le show bien rodé. 

Au tour du groupe Unpeople de jouer une demi heure sur la deuxième scène. Un set de rock bien costaud, qui nous permet de découvrir un groupe qui a quand même déjà pu ouvrir pour Metallica et Five Finger Death Punch. On en connait qui aimeraient bien avoir le même tableau de chasse. C’est relativement pop, mais pas désagréable non plus d’avoir un concert plus doux après deux shows de metalcore à la suite.

Valeur sûre des festivals et plus particulièrement du Greenfield puisqu’ils étaient présent en 2005 déjà lors de la première édition, les musiciens d’Alter Bridge déroulent leur set de rock, bien emmené par Mark Tremonti et Myles Kennedy aux guitares. Les riffs de Tremonti sont incisifs alors que la voix de Myles Kennedy est toujours aussi belle, insensible au temps qui passe. Belle occasion de soufler un peu et d’apprécier ce concert un peu moins brutal que les autres.

Le temps de refaire le trajet vers l’Eiger Stage que la douceur de la voix de Myles Kennedy n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. Thrown c’est à peine 5 ans d’existence, mais déjà une présence scénique dingue pour les Suédois. On les avait découvert au Rock The Lakes l’été passé et là, c’est pareil, un metal brutal et diaboliquement précis, qui a permis à pas mal de monde de tester sa résistance dans un pit bien animé.
Encore un peu de metalcore ? Oui évidemment, cette fois-ci c’est au tour de A Day To Remember pour une grosse heure intense. Le groupe est accompagné par toute une bande de fans, a priori les vainqueurs d’un concours, qui assiste au concert à l’arrière de la scène. Une expérience qui a dû être inoubliable. Dans la fosse, le crowdsurfing semblait être une passion partagée par l’ensemble des spectateurs, le tout sous les encouragements du groupe.
J’avoue avoir été pas mal surpris de l’engouement pour Touché Amoré que je ne connaissais pas du tout. Du post hardcore qui remue et que je découvre en me disant que je suis passé à côté de quelque chose ces dernières années.
C’était un des groupes les plus attendus de cette première journée, The Offspring investit la scène principale sous le coup des 21.20 heures et enchaîne les nombreux tubes de son répertoire en mode ‘best of’ car sans nouvel album à défendre. La foule est dense devant la grande scène et cela pogote dans la bonne humeur à coup de ‘Come Out And Play’ ou encore ‘Staring At The Sun’. Le son est un peu approximatif au départ, mais cela s’arrange au fur et à mesure que le set avance. Alors qu’ils ont pour habitude de ne pas être trop causant, ce soir c’est tout le contraire. Dexter part dans de longues tirades qui cassent un peu le rythme et les musiciens se lancent dans quelques covers raccourcies de ‘Paranoid’ ou encore ‘Crazy Train’, qui n’apportent rien. Heureusement, le final est parfait avec les classiques ‘Gotta Get Away’, ‘Pretty Fly’, ‘The Kids Aren’t Alright’ et encore un extrait de ‘Smash’ en conclusion (‘Self Esteem’).
Il ne reste plus que deux groupes à l’affiche avant que la journée ne s’achève. D’abord, la révélation President, aussi attendue que  son collègue Donald à Evian quelques jours plus tard. Un chanteur masqué qui refuse les photographes (la photo d’illustration a été faite au téléphone portable depuis le public) et joue parfaitement son rôle en arpentant la scène dans tous les sens. Musicalement, c’est une bonne claque. Le groupe semble sorti de nulle part, avec une petite année d’existence au compteur et donc une ascension vertigineuse en si peu de temps. Et autant dire que ce n’est pas fini car leur metalcore teinté d’electro laisse penser qu’ils vont encore prendre du gallon. Prochaines élection, je vote pour President.

Bien entendu, l’honneur de clôturer la soirée leur revient : Sabaton et son show toujours impressionnant. Comme d’habitude, les Suédois ne voyagent pas léger avec leur tank sur scène et des litres de liquide inflammable pour des effets pyrotechniques bluffants. Une vingtaine de titres pour un voyage à travers pratiquement toute leur discographie, avec bien évidemment plusieurs extraits de leur dernier album ‘Legends’. Les fans n’auront pas à attendre trop longtemps pour revoir Sabaton qui vient d’annoncer sa venue à l’Arena de Genève au printemps prochain (20 avril 2027). Cette première soirée s’achève de la meilleure des manières et bonne nouvelle, demain cela recommence avec un programme tout aussi copieux.

Un report de la team Volume 11 sur place : Maud Robadey (texte et réseaux sociaux), Nadège Bercioux (réseaux sociaux) et Alex Pradervand (photos et texte)

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