Quand on aime, on ne compte pas, ok, mais difficile de passer sous silence qu’il s’agit cette année de la 20ème édition du Greenfield Festival. Un rendez-vous juste incontournable pour les fans de rock et de metal toujours aussi nombreux à faire le pèlerinage de juin à Interlaken.
Premier groupe à ouvrir la journée du jeudi, Zebrahead, et son punk rock bien ficelé joué par des musiciens tout sourire. Déjà les premiers walls of death et circle pits d’un public qui profitait aussi de se réchauffer un peu. La foule est particulièrement dense devant la scène, les festivaliers sont venus sur le site dès l’ouverture des portes. Cela permet au groupe de sortir le bateau pneumatique pour faire un tour sur la foule, ce qui aurait été un naufrage assuré sans autant de monde derrière les crashs. Premier show et déjà la barre est placée assez haut pour les suivants.
Sur l’Eiger stage, ce sont ensuite les Zurichois de Xoxo qui ont droit à 30 minutes pour nous convaincre qu’ils ont mérité leur place grâce au tremplin Demo Of The Year de m4music. La chanteuse débarque avec un chapeau de cowboy rose, mais elle est avant tout là pour faire bouger le public avec sa grosse voix. Le groupe est en mode ‘pas de prisonniers’ et cela finit de réveiller ceux qui dormaient encore un peu.
Vu leur notoriété actuelle, il est un peu surprenant de voir Ice Nine Kills jouer aussi tôt que 16.00 heures mais voilà ce qu’il se passe quand il y a beaucoup de beau monde à l’affiche. Les Américains ont le sens du spectacle et chaque titre est accompagné d’interactions comico-gore du plus bel effet, comme par exemple quand le chanteur coupe les bras d’un monstre à la tronçonneuse pour ensuite applaudir avec les deux membres sectionnés. Alice Cooper aurait été fier de voir son héritage se perpétuer ainsi. Le son est propre et le show bien rodé.
Au tour du groupe Unpeople de jouer une demi heure sur la deuxième scène. Un set de rock bien costaud, qui nous permet de découvrir un groupe qui a quand même déjà pu ouvrir pour Metallica et Five Finger Death Punch. On en connait qui aimeraient bien avoir le même tableau de chasse. C’est relativement pop, mais pas désagréable non plus d’avoir un concert plus doux après deux shows de metalcore à la suite.
Valeur sûre des festivals et plus particulièrement du Greenfield puisqu’ils étaient présent en 2005 déjà lors de la première édition, les musiciens d’Alter Bridge déroulent leur set de rock, bien emmené par Mark Tremonti et Myles Kennedy aux guitares. Les riffs de Tremonti sont incisifs alors que la voix de Myles Kennedy est toujours aussi belle, insensible au temps qui passe. Belle occasion de soufler un peu et d’apprécier ce concert un peu moins brutal que les autres.
Bien entendu, l’honneur de clôturer la soirée leur revient : Sabaton et son show toujours impressionnant. Comme d’habitude, les Suédois ne voyagent pas léger avec leur tank sur scène et des litres de liquide inflammable pour des effets pyrotechniques bluffants. Une vingtaine de titres pour un voyage à travers pratiquement toute leur discographie, avec bien évidemment plusieurs extraits de leur dernier album ‘Legends’. Les fans n’auront pas à attendre trop longtemps pour revoir Sabaton qui vient d’annoncer sa venue à l’Arena de Genève au printemps prochain (20 avril 2027). Cette première soirée s’achève de la meilleure des manières et bonne nouvelle, demain cela recommence avec un programme tout aussi copieux.
Un report de la team Volume 11 sur place : Maud Robadey (texte et réseaux sociaux), Nadège Bercioux (réseaux sociaux) et Alex Pradervand (photos et texte)