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Anna von Hausswolff + Hinako Omori – Antigel Festival – 13 février 2026


Le vendredi 13 n’a jamais paru aussi chanceux qu’avec une cérémonie sonore d’Anna von Hausswolff et Hinako Omori durant Antigel Festival.

Le vendredi 13 février dernier, loin d’être synonyme de superstition, s’est transformé en une date bénie pour les oreilles des amateurs de musique rock et expérimentale lors du Festival Antigel. Au cœur de cette nuit tant attendue, c’est une véritable cérémonie sonore qui nous a été offerte, d’abord par l’enchanteresse japonaise Hinako Omori, puis par l’indomptable suédoise Anna von Hausswolff – cette figure majeure de la scène rock avant-gardiste contemporaine.

La soirée a débuté dans une ambiance presque méditative où la présence délicate de Hinako Omori a doucement posé la première pierre de ce rituel musical. Seule sur scène, elle a su captiver avec une voix tendre et ensorcelante, qui nous transporte instantanément dans un univers presque onirique, rempli de douceur. C’est dans ce cocon de calme et de pureté que l’audience s’est laissée envelopper, prête à s’ouvrir à ce qui allait suivre.

Une fois qu’Anna von Hausswolff arrive sur scène avec ses musiciens, l’atmosphère bascule vers quelque chose de plus grand, mystique. Si Hinako nous avait préparés à la transe, Anna et ses musiciens nous ont guidés au cœur de l’un des spectacles les plus impressionnants de l’année, malgré le fait qu’elle n’en soit qu’à ses prémices.

La force et la profondeur de cette performance ne pouvaient laisser personne indifférent, tant elle oscillait entre la beauté pure et une exploration, même une explosion émotionnelle.

Et puis sa voix… percutante, élevée, joueuse, toujours absolument juste, même lorsque, au moment de la chanson “The Iconoclast” tiré du dernier album – Anna se laisse tomber par terre tout en continuant à chanter avec une intensité intacte. Cette voix, à la fois piquante et enveloppante, incarnait parfaitement l’esprit de cette soirée qui se trouvait dans une dualité entre la terre et la transcendance, l’introspection et l’abandon total à la musique, à soi-même.

Ce qui frappait tout autant, c’était d’observer le public – incroyablement varié, mêlant les générations et les sensibilités musicales différentes, preuve qu’Anna von Hausswolff possède ce rare pouvoir de rassembler bien au-delà des frontières d’un style et d’un genre, laissant la place à une ouverture totale vers les nouveaux mondes sonores.

Bref, cette soirée du vendredi 13 février dernier fut de ce calibre-là – un rituel agissant, un moment hors du temps, où deux univers, d’une part celui qui est délicat et introspectif et de l’autre – vaste et cérémonial – ont fusionné pour créer une expérience inoubliable.

Texte et photos : Alexandra (Sasha) Hernandez

Galerie Anna von Hausswolff

Galerie Hinako Omori

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