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SLOMOSA – Schmittner Open Air 2026

Preview du concert et du festival


Nous ne jetterons pas la pierre à celui ou celle qui ne sait pas où se trouve Schmitten. Nous aussi, nous avons dû nous résoudre à demander de l’aide à Google pour découvrir que cette bourgade de 4’300 habitant.e.s était sise au cœur du district de la Singine, quasiment à mi-chemin entre Berne et Fribourg.

Le premier week-end de juin, son centre sportif accueillera le Schmittner Open Air, un événement qui a lieu tous les deux ans depuis 2003 et qui se veut être «accessible, curieux et ouvert à toutes les générations.» De taille humaine et à vocation familiale, le sympathique festival entend offrir aux amateurs de sons et de culture non seulement des concerts sur deux scènes, mais aussi des sets de DJs qui officieront aux platines jusqu’au petit matin et, le samedi, un programme concocté spécialement pour les enfants. De quoi enchanter toutes les générations. D’un point de vue musical, la programmation se veut aventureuse, éclectique. Une invitation à la découverte.

La soirée inaugurale du jeudi est entièrement axée sur des artistes et formations régionales issues du district de la Singine. De la musique estampillée du label AOP. La Zeltbühne permettra de découvrir quelques talents prometteurs, alors sur l’Openairbühne se succéderont deux têtes d’affiche : Troubas Kater puis Zoë Më. Le premier nommé est un collectif bernois de huit musiciens dont le style festif fait penser à Traktorkestar, mélangeant des attributs du rock, de la pop et du hip-hop, le tout façon brass-band. Quant à Zoë, est-il besoin de rappeler qu’elle a représenté la Suisse à l’Euro Song Contest l’année dernière ? L’autrice-compositrice-interprète bâloise fera étalage d’un talent bien plus large que la célèbre émission n’a pu le montrer.

Le vendredi, comme le spécifient les organisateurs, le programme se veut audacieux. Musique du monde avec Bénin International Musical, hip-hop allemand $ONO$ CLIQ, punk-pop énervée mais pétillante avec Das Lumpenpack. Une vraie soirée de festival où l’on vogue d’un style à l’autre, où les étiquettes n’ont pas leur place. Les préjugés non plus. Cela nous rappelle ce jour de 2001 où, sur les hauteurs du Gurten, Motörhead avait succédé à Khaled. En matière de grand écart musical, difficile de faire mieux.

Le samedi, un brunch sera servi de 10:00 à 13:00 heures. Le programme familial débutera à 11:30 et se poursuivra jusqu’à 16:00 heures. Les enfants et les jeunes pourront assister aux performances du Cirque Toamême ou profiter du concert de JuBla Schmitten.

C’est à l’indémodable Jaël, la seule et Lunik, que reviendra l’honneur de démarrer la soirée de clôture sur la grande scène. Mine de rien, cela fait presque trente ans qu’elle distille sa pop mélancolique et qu’elle revient à chaque fois là où on ne l’attend pas. Ebow, rappeuse allemande engagée, passera le témoin à Carson, trio suisse de stoner qui avait en son temps tourné avec Karma To Burn. De stoner, il sera également question avec Slomosa. Avec deux albums remarquables et remarqués, le quatuor norvégien est attendu par la communauté metal avide de murs de guitares, de riffs lourds et de tempos syncopés. Les curieux feraient mieux de visionner le clip de «Battling guns» qui donne un parfait aperçu de l’univers si particulier du gang de Bergen. Si particulier qu’il se dit qu’il aurait créé un nouveau genre, le tundra rock.

Au cœur de la Singine, au pays des nouveaux champions de hockey sur glace, c’est un festival aux multiples facettes musicales qui ne demande qu’à être découvert de l’autre côté de la rivière.

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