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Paléo 2026 – Nonante

interview réalisée au Paléo Festival le 22 juillet 2026


Mercredi soir, les grosses bottes et les vêtements noirs étaient de mise au Paléo. Alors que The Cure allait fouler la Grande Scène pour la 5e fois, il y en a quatre pour qui c’était une grande première. Les Fribourgeois de Nonante ont ouvert les festivités au Club Tent. On les a rencontré juste après leur concert.

Racontez-moi ce concert. C’est quoi le sentiment 1h30 après la fin du show?

Adrien: Beaucoup d’émotions, beaucoup d’émotions. En fait, on a essayé de se dire qu’on y allait comme si c’était n’importe quel concert. Et on ne va pas se cacher que c’est quand même un peu spécial d’être ici. Ça nous fait vraiment grandement plaisir. Et qu’en plus, je suis arrivé sur scène et j’ai vu des anciens élèves à moi. Il y avait tous les potes et la famille.

Et vraiment, ça fait un plaisir dingue de jouer devant ces gens.

Comment vous vous sentiez avant d’arriver sur scène ?

Nico: C’était une journée assez dense. Parce qu’en fait, on est arrivé, on a déchargé, on a rencontré des gens. On avait des rendez-vous, plein de trucs à faire. En fait, on a un peu couru jusqu’à dix minutes avant le concert. Du coup, on s’est pris un peu l’émotion sur scène. En tout cas, personnellement, c’est vraiment là que j’ai réalisé ce que l’on était en train de faire.

Adrien: Normalement tu as vachement le temps de glander. Tu arrives à midi, tu joues à 21h et tu n’as rien à faire entre deux. Et là, on n’a pas eu une minute pour nous. 

Philippe: On a un rituel qui est le seul, qui est le câlin avant de monter sur scène. On fait un grand câlin et on se dit qu’on s’aime. D’habitude, on arrive à le faire en 30 secondes.

Hier soir, vous avez réussi à dormir ?

Adrien: Tu ne me crois pas si bien dire. Moi, pas du tout. Séb et moi, on habite ensemble et on s’est couché les deux en se disant bonne nuit, en mode, “j’espère que tu vas réussir à dormir.” C’est quand même un peu excitant. Mais c’est aussi beaucoup de stress qui vient du fait qu’on espère que tout se passera bien dans la journée. Même au niveau technique. Que notre voiture ne nous lâche pas. Parce qu’on a une voiture de merde (rires)

Nico: Et moi j’avoue, hier je suis allé voir des concerts, je me suis pris une caisse un peu. Je pense que c’était un peu le stress.

Philippe: Je rejoins un peu cette team, à prendre des shots à minuit (rires).

Vous êtes Fribourgeois, “exilés à Lausanne”. J’imagine que le Paléo, vous le connaissez bien. Ça représente quoi quoi de jouer ici aujourd’hui ?

Sébastian: Plein de souvenirs. Je crois qu’on est tous venus ici en tant que public, en tant qu’adolescents. On a découvert plein de groupes, notamment au Club Tent où on a joué.

C’était trop cool de pouvoir être de l’autre côté. C’était un honneur. 

Nico: Et se faire découvrir par des gens, c’est toujours cool. Mais c’est toujours une certaine émotion, pour moi, quand je joue dans un festival dans lequel j’allais voir des concerts. Le truc d’être de l’autre côté de la rampe, ça crée toujours une émotion assez belle.

Sébastian: C’est marrant parce que j’ai l’impression que c’était très important, surtout pour les autres. Les gens autour de nous, ils étaient très fiers pour nous.

Adrien: Je n’avais pas conscientisé ça, mais c’est vrai. Il faut dire que notre entourage nous a presque plus mis la pression que nous. Et nous, on a essayé de négocier ça genre “c’est un match comme les autres, les gars. On ne joue pas contre l’Argentine” (rires).

Vous vous étiez dit, une fois, en venant voir un concert à Paléo: “je rêve de jouer ici”?

Nico: Je crois oui.

Adrien: Moi, pas (rires). Je vais faire un peu le gars, mais j’ai déjà joué à Paléo il y a dix ans. Donc c’est mon deuxième Paléo.

Alors, c’était mieux la première fois ou celle-ci ?

Adrien: C’était mieux cette fois. 

Nico: Ah ! Il le dit haut et fort (rires) !

Vous vous disiez, c’était un peu la course aujourd’hui. Vous avez fait plein de trucs. Au moment de vous monter sur scène, c’est quoi la première chose qui vous est passée par l’esprit ?

Nico: J’avais des gens que j’aime très fort, dont mon amoureuse, que je voyais un peu dans le public. Je me suis dit, purée, elle est là. C’était assez fou de monter et d’aller là. En plus, c’est marrant, il y a un petit écran à côté de la scène. C’est la caméra qui filme la scène depuis la régie. Du coup, tu vois les gens qui arrivent. C’était drôle de se dire, bientôt, ce sera nous sur l’écran.

Beaucoup de vos proches qui étaient là, ça met plus de pression ou pas ?

Adrien: Alors ça, c’est sûr. Mais après, on a joué aussi dans des cadres où il y avait encore plus de proches que ça. On vient de Fribourg et on a joué au Georges la première année où on a créé le projet. Et puis là, pour le coup, je pense que 90% de nos potes étaient là, dans le public. Donc ce soir, la pression ne venait pas du fait qu’il y ait nos amis ou nos potes. C’est plus ce que ça représente et où on se situe.

Et maintenant, pour la suite de la soirée, un groupe à aller voir ?

Adrien: Les Young Gods, quand même. Parce que comme on vient de Fribourg, c’est un peu les darons. Et puis les Cure, évidemment. On ne l’a pas dit, mais on est très fiers d’être sur ce lineup. Je trouve que c’est très cohérent. Et c’est fou de partager l’affiche avec The Cure.

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