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NASTY – 0% de technique, 100% de passion

interview réalisée à Rock The Lakes Festival 2025 en partenariat avec RedLine Radio


Après leur passage explosif sur la scène du Rock The Lakes, nous avons rencontré deux membres de Nasty pour parler énergie, tournées, influences musicales et avenir du groupe.

Votre énergie sur scène est folle. Comment la maintenez-vous ?

Pour nous, chaque concert est joué à 110 %, que ce soit dans une petite salle ou sur la scène d’un festival. Peu importe le nombre de personnes présentes, notre objectif est toujours de donner le meilleur de nous-mêmes.

J’aime dire : 0 % de technique, 100 % de passion. C’est comme ça que nous fonctionnons.

Quelle chanson représente le mieux l’essence de Nasty aujourd’hui ?

Personnellement, j’adore jouer Fuck This World actuellement. C’est la première chanson que nous avons écrite où Paddy commence seul à la guitare avant que tout le groupe n’entre progressivement. Cela crée une énergie énorme dès le début.

Pour moi aussi c’est celle-là, mais également Hello. Dès que nous commençons à jouer ce morceau, l’énergie ressentie est complètement folle. Nous essayons de transmettre toute l’agressivité que contient cette chanson et de la projeter directement dans le public.

Quelle est la chose la plus folle qui vous soit arrivée en tournée ?

Aujourd’hui nous sommes un peu plus âgés et probablement un peu plus sages qu’à nos débuts !

Quand nous étions plus jeunes, les soirées étaient souvent beaucoup plus mouvementées. Chaque nuit pouvait devenir une aventure.

Récemment, nous avons tourné aux États-Unis avec Paleface Swiss. Nous partagions le même bus de tournée pendant six semaines. Entre les concerts, les fêtes et les milliers de kilomètres parcourus à travers le pays, c’était une expérience assez intense.

Mais si je devais retenir un souvenir particulier, ce serait notre premier concert à Moscou. Lorsque nous sommes montés sur scène, toute la salle est devenue complètement folle. Nous ne nous attendions absolument pas à une telle réaction et ce moment restera gravé dans ma mémoire.

Comment restez-vous proches de vos fans en dehors des concerts ?

Chaque fois que nous vendons notre propre merchandising, nous sommes présents sur le stand. Les gens peuvent venir discuter, boire une bière, poser des questions ou simplement passer un moment avec nous.

Nous avons toujours été très ouverts à ce genre d’échanges et c’est quelque chose d’important pour nous.

Quelles sont vos plus grandes influences musicales ?

À l’origine, le groupe est né de notre amour commun pour le hardcore et le metal.

Certains d’entre nous sont très influencés par le death metal, le black metal ou encore le deathcore. Nous avons grandi dans la scène hardcore belge il y a plus de vingt ans, entourés de groupes venus de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Aujourd’hui, nos goûts sont beaucoup plus variés. Nous écoutons toujours du metal, bien sûr, mais aussi du R&B, du rock, de la musique classique, des auteurs-compositeurs et même beaucoup de country.

La country est même devenue mon style préféré.

Au final, nous puisons notre inspiration partout. Nous essayons simplement de rester ouverts à tout.

Comment restez-vous créatifs sans subir la pression ?

Nous ne nous mettons jamais de pression.

Lorsque nous entrons en studio, nous ne nous imposons pas de délais stricts ou d’objectifs précis. Nous regardons simplement ce qui se passe naturellement.

Nous arrivons avec un esprit ouvert et nous laissons les idées venir. C’est probablement ce qui nous permet de rester créatifs après toutes ces années.

Si vous pouviez collaborer avec n’importe quel groupe ou artiste, lequel choisiriez-vous ?

Sur notre dernier EP Black My Heart, nous avons déjà eu la chance de collaborer avec deux groupes que nous adorons : Paleface Swiss et Terror.

Nous avons tourné avec eux et nous sommes très heureux de les compter parmi nos amis.

Pour la suite, nous restons ouverts à toutes les possibilités.

Sinon…

John Mayer à la guitare !

Ou Ronnie Radke au chant !

Ronnie, si tu nous entends… appelle-nous !

(rires)

Quelle est la prochaine étape pour Nasty ?

Nous poursuivons notre été de festivals. Rock The Lakes n’est que le début d’un week-end chargé et de nombreux autres concerts nous attendent dans les mois à venir.

Une interview réalisée par RedLine Radio avec Joelle Cosendey. Photos de Michela Liberale Dorbolo.

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