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Monkeys On Mars ou 2026, l’odyssée du rock psychédélique

Compte-rendu du concert du 17 avril 2026 aux Docks de Lausanne


Monkey On Mars …? Kézako ? Un nouveau venu sur la planète stoner – rock psychédélique ? Oui, en quelque sorte, lorsqu’en automne dernier deux pointures du genre musical (monkey3 et Mars Red Sky) ont entrepris de conjuguer leurs talents, leurs musiciens et leurs noms pour sortir un EP éponyme (‘Monkeys On Mars’, Mrs Red Sound). Dans la foulée, les lascars ont décidé de partir dans une tournée européenne triomphale qui passait par les terres lausannoises de monkey3. 45 minutes pour chaque groupe et une dernière salve avec les sept musiciens sur scène.

On avoue que l’on a eu un peu peur à quelques instants du début du concert, les Docks étant moyennement garnis. En fait les spectateurs profitaient de la douceur d’une soirée de début de printemps jusqu’à la dernière minute avant de prendre place dans le temple musical de la capitale. La scène est dressée, sobre, avec un écran rond en face des fans – clin d’œil appuyé à Pink Floyd – sur lequel étaient projetées des images de la conquête de l’espace, de l’essor industriel ou de la vie quotidienne des 50’s et 60’s.

C’est le trio bordelais de Mars Red Sky qui ouvre la soirée avec ‘Arcadia’, un instrumental à l’atmosphère inquiétante ponctuée par un rythme saccadé à la basse (Jimmy Kinast). ‘Collector’, qui vient à la suite, voit les riffs de Julien Pras envelopper sa voix dans des volutes psychédéliques et stoner. ‘Alien Grounds / Apex III’ est la pièce maîtresse de son set et convoque le fantôme de Syd Barrett. Même si parfois on a de la peine avec le chant de Julien, il faut reconnaître qu’il fait son effet sur ce titre. Alors que Mars Red Sky termine son tour de piste, les quatre de monkey3 les rejoignent sur scène sur les derniers accords pour faire trait d’union.

Accueil triomphal des spectateurs pour les Lausannois qui ouvrent le feu avec le sublime ‘Collapse’, intro hommage à Pink Floyd (‘Time’) qui décolle ensuite sur les riffs jubilatoires de Boris de Piante. Ça y est, la fusée monkey3 file dans la stratosphère pour les 13 minutes de plaisir de ce petit bijou musical. Même si le temps imparti lui est compté, le quatuor livrera un set impeccable, riche en énergie et émotion, avec d’autres pépites comme l’épique ‘Kali Yuga’ et ses nappes harmoniques tissées par dB aux claviers, et soutenues par les efficaces Jalil (basse) et Walter (batterie). On se croirait dans la bande son d’un film de science-fiction, en immersion totale. ‘Icarus’, astucieuse combinaison de riffs acérés et mélodiques avec des ambiances plus apaisées façon Archive séduit les fans aux bouilles bardées d’une belle banane. ‘Through the Desert’ nous emmène dans des contrées orientales avec son intro zeppelinienne délicieuse aux claviers (‘Kashmir’) avant que Boris ne fasse parler la poudre. Du tout grand art !

Mars Red Sky rejoint les Lausannois pour la partie finale, sept musiciens composant Monkeys On Mars. Les deux (bons) titres de l’EP (‘Seasonal Pyres’ et ‘Hear the Call’) seront notamment interprétés avant un dernier titre époustouflant, devenu un classique de monkey3, la cover d’Ennio Morricone ‘Once upon a time in the west’. Une monstre soirée de rock psychédélique – stoner bien pêchue comme on aime et qu’il ne fallait pas manquer.

Merci et chapeau les artistes !

Texte : Jean-Blaise JB Betrisey

Photos : Raphaël Dufour | Live And Legends

Un grand merci à nos amis de Live And Legends, en particulier Raphaël pour nous avoir autorisé à utiliser ses photos pour notre article

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