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Blue Pills + DeWolff –  double affiche aux relents de 70’s

Compte-rendu du concert du 7 avril 2026 à la Z7 de Pratteln


Back to the 70’s avec deux groupes spectaculaires aux performances live explosives dans notre résidence secondaire de la Konzertfabrik Z7. Le trio néerlandais de DeWolff joignait ses forces à Blues Pills pour une soirée qui s’annonçait fort alléchante.

C’est DeWolff qui ouvre les hostilités avec une énergie qui est dans leur ADN. Les frères van de Poel (Pablo – guitare et chant, Luka – batterie et chant) et Robin Piso (orgue Hammond) apprécient la Suisse et s’y produisent régulièrement. On se souvient notamment de leurs prestations mémorables aux Caves du Manoir et à Rock’Oz, le même jour que Robert Plant.

Premières secousses avec le bien nommé ‘Night Train’ sur lequel tous les fans font la chenille… mauvaise blague, ok je sors… non, se trémoussent comme des possédés sur le rythme endiablé. Pablo se complique un peu la tâche en tenant son micro en même temps qu’il joue de la gratte mais il s’en sort bien le bougre ! Quelle bête à la six cordes ! Les nappes harmonieuses de l’orgue Hammond déferlent aussi dans la jolie salle de Pratteln et ensorcellent le public.

Mention plus pour l’épique ‘Rosita’, véritable road movie song, qui nous en fait voir de toutes les couleurs et harmonies. C’est un Pablo en feu qui descendra même dans la fosse et distillera quelques riffs au milieu des fans, impressionnant. Une fois de plus, les Bataves ne nous ont pas déçus, sympathiques et généreux.

Blues Pills a également écumé les festivals et salles helvétiques par le passé. On se rappelle entre autres leur concert épique à l’Amalgame d’Yverdon avec Kadavr et leur prestation surréaliste en 2017 lors de la Rocklette (Palp Festival) au pied du barrage de Mauvoisin sous un ciel orageux. Les musicien-ne-s prennent place et posent la rythmique de ‘High Class Woman’. Aux côtés de Zack Anderson (guitare), Agnes Roslund (basse) et Lina Anderberg (batterie) apparaît Elin Larsson, walkyrie des temps modernes. Crinière blonde à la BB des grandes années, sourire sympathique mais carnassier, tempérament de feu, l’allumette suédoise (facile, je sais !) embrase la Z7 en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

La setlist aux airs de best of nous offre des titres plutôt nerveux. On y retrouve avec plaisir cette musique aux accents seventies mêlant rock psychédélique, blues et soul en harmonie. Mention plus à ‘Proud Woman’ que n’aurait pas renié Aretha Franklin, magnifique hommage pêchu au woman power, à la très belle ballade ‘Top of the Sky’ et à ‘Birthday’ – tube imparable.

Final furieux avec ‘Low Road’ et ‘Bye Bye Birdy’ lors duquel Elin demande aux fans de créer un mosh pit avant de descendre elle-même dans la fosse et de s’amuser comme une petite folle. Deux rappels bien sentis (‘Little Sun’ et ‘Devil Man’) en guise de dessert, le public ne pouvait rêver mieux avant que le rideau ne tombe sur ce concert de derrière les fagots.

Texte : Jean-Blaise JB Betrisey

Photos : Stéphane Bée

Un grand merci à Stéphane pour nous avoir autorisé à utiliser ses photos pour illustrer notre article

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