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Altin Gün + Yalisco – Fri-son, Fribourg – 13 mai 2026

Compte-rendu du concert


L’ambiance s’annonçait festive en ce mercredi 13 mai plutôt frisquet sur Fribourg. A l’intérieur, ça se réchauffe très vite.

Le jeune groupe genevois Yalisco nous colle le sourire avec son surf rock laid back qui lance une soirée au son très 60’s, 70’s. Le quintet nous rappelle les Anglais de Temples par moments et on aime ça ! Fort d’un tout nouvel album, ‘Orange Orange’, ils enchaînent des morceaux très ensoleillés chantés alternativement par tout le monde en fait, le batteur y compris, avec souvent de jolies harmonies vocales, parfois en français, même si on ne comprend pas toujours es paroles, le chant étant mixé un peu en retrait. On prend plaisir à écouter les Genevois jusqu’au bout.

La salle réchauffée, Altin Gün pouvait alors s’emparer de la scène. Démarrage en douceur avec un morceau plutôt calme, mais avec le suivant, ‘Neredesin Sen’, la foule a de quoi s’emballer. Plus le concert avance plus les têtes dodelinent et les personnes à ne pas bouger du tout sont rares et on s demande bien comment ils font pour rester complètement insensible à cette joyeuseté orientale.

L’absence de la chanteuse, Merve Dasdemir, qui a quitté le groupe est bien palliée par son ancien comparse, même si on regrette la variété que leurs deux voix offraient.

Erdinç Ecevit Yildiz prend le lead et maîtrise parfait son clavier et son saz, instrument traditionnel qui donne cette touche si particulière au groupe. Derrière lui, un groupe très carré avec un duo rythmique (batterie, percussions) en symbiose qui m’emballe particulièrement.

Le concert avançant, l’ambiance se déchaîne et même si le groupe communique peu, la chaleur augmente dans ce Fri-son bondé !

Enchaînant des morceaux de toutes périodes, le ton est assez rock et les classiques ne sont pas oubliés (‘Leylim Ley’, ‘Zülüf Dökülmüs Yüze’, ‘Badi Sabah Olmadan’). Des moments plus calmes aèrent un peu l’atmosphère et permettent de faire redescendre le rythme (‘Suçum Nedir’).  Même s’il est difficile de chanter les paroles, le turc n’étant pas familier pour grand monde dans la salle, cela n’empêche pas les gens de profiter un max de la musique et d’oublier le reste pendant une heure trente.

Texte : Joëlle Michaud

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