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Finnegan Tui – Antigel Festival – 17 février 2026


Le Temple de Carouge, lieu somptueux et chaleureux aux décors mêlant scènes bibliques et décors celtiques, était l’écrin idéal pour recevoir Finnegan Tui.

L’artiste néo-zélandais joue un folk intimiste intégrant parfois des éléments électroniques, avec des textes simples et profonds, souvent en relation avec la nature et les relations personnelles. En un mot comme en cent, une musique qui parle au cœur et à l’âme.

Eric Linder – codirecteur d’Antigel – a présenté la soirée avec émotion. Lors de son petit discours, il indique que son frère – hélas disparu l’été dernier – aurait eu 64 ans en ce jour. Un frère qui l’a ouvert à la musique et donné l’envie d’en jouer. Eric a précisé avoir eu un gros coup de cœur pour Finnegan Tui, un artiste émergeant et sincère dont la musique ne laisse personne indifférent. Il avait tout de suite pensé au Temple de Carouge pour l’artiste néo-zélandais et s’est grandement réjoui lorsque ce dernier à accepter de venir se produire dans le cadre du Festival Antigel.

Finnegan Tui entre en scène en toute simplicité, souriant et timide, manifestement heureux et impressionné de jouer dans un tel cadre. Il prend place dans le chœur, devant l’imposante chaire, deux belles guitares acoustiques Taylor et un launchpad / vocoder à ses côtés. L’artiste a publié plusieurs EP dont « Zephyr » (Eywa Music, 2022), le single qui l’a mis en lumière (‘Fuel On The Fire’) l’été dernier et plus récemment ‘Wildflower’ qu’il interprètera pour la première fois en live à Carouge.

Finnegan Tui interagit avec le public et lui rappelle son lien étroit avec la nature – il est parti deux semaines dans un lieu reculé avec pour seuls bagages une corde, un couteau, une casserole et sa guitare – cadre privilégié pour composer les pépites de son répertoire. La setlist sera composée des ses propres titres comme des emprunts très bien sentis comme ‘Masters of War’ (Bob Dylan) dans une version intimiste et rageuse, ou ‘Wild Mountain Thyme’, célèbre classique du folk celtique repris par le public. ‘Nisa’, joli titre a capella où l’artiste fait chanter un canon à l’assistance est également un moment fort du concert.

 Artiste attachant, Finnegan Tui s’inscrit dans la lignée des grands songwriters, Bob Dylan, Leonard Cohen ou plus récemment Bon Iver et Nick Drake. Il terminera sa prestation avec ‘Spring’, l’un de ses plus beaux titres, une nouvelle fois inspiré par son intime relation avec Mère Nature, comme un pendant animiste au Cantique des Créatures de Saint-François d’Assise.

Texte et photos : Jean-Blaise ‘jb’ Betrisey

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