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Ghostwoman + Calvin Love – Antigel Festival – 11 février 2026


La sympathique Villa Tacchini accueillait une nouvelle fois un concert du Festival Antigel. Scène à taille humaine, proximité des artistes et ambiance intimiste sont autant d’atouts pour la salle lancéenne. Une soirée rock et americana aux effluves psychédéliques et parfois brutes nous était promise avec la venue de Ghostwoman, duo canado-belge, précédé de Calvin Love, chanteur et guitariste canadien.

L’univers musical de Calvin Love est riche et varié avec une atmosphère cinématographique où David Lynch aurait rencontré Quentin Tarantino. Seul sur scène avec sa guitare et sa belle gueule, soutenu par des arrangements musicaux préenregistrés, Calvin campe une attitude de crooner au grain de voix chaleureux. On a particulièrement apprécié ‘Payback’ – titre jumeau de ‘Lady Writer’ de Dire Straits, la sensualité éthérée de ‘Forever Feels’et l’entraînant ‘You Got Me Runnin’’ qui nous donne des fourmis dans les guiboles. L’artiste vient de sortir son nouvel album, « Throw My Shadow To The Sun » et il vaut le détour.

En moins de quatre ans, Ghostwoman s’est forgé une solide réputation. Evan Uschenko – multi-instrumentaliste et Ille van Dessel à la batterie ont créé un mur du son rock, americana et psychédélique dont les accents rappellent les premiers albums de R.E.M. et d’autres représentants du genre comme The Del-Lords. Certains titres plus échevelés et torturés lorgnent du côté de The White Stripes. On ne peut s’empêcher de tirer un parallèle entre Ille et Stefanie Mannaerts – leader de Brutus -, elle aussi Belge et batteuse. Bien qu’elles évoluent dans des styles un peu différents, leur jeu (apparemment) simple et efficace les rapproche.

La salle est quasiment plongée dans l’obscurité, éclairée par quelques néons sur la scène et des projecteurs discrets, ce qui contribue à l’intimité de la prestation mais ne rend pas la tâche aisée pour les photographes. Nos coups de cœur vont au mélodique ‘Alive’, ‘Buik’ qui flirte avec la noirceur des volutes de Nick Cave, ‘Levon’ et ses riffs balèzes façon The Black Keys, ‘Do You’, ballade psychédélique dans les plaines de l’Alberta et ‘Behind Your Eyes’, autre mid tempo sous acide comme sorti de la fin des sixties. Petite surprise avec quelques mesures et accords de ‘Stairway To Heaven’ au cœur du dernier titre de la setlist. Ghostwoman nous a livré un concert road trip dépaysant, hélas un peu court (à peine 1h15).

Texte : Jean-Blaise ‘jb’ Betrisey

Photos : Antigel Festival / amdo photo

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