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Paléo 2026 – La magie de Twenty One Pilots a opéré

Compte-rendu du concert du 21 juillet 2026


On dit toujours qu’il faut soigner ses entrées et ses sorties. Et bien pour cette soirée d’ouverture, Paléo a signé une nouvelle réussite. Après Suzane qui a rassemblé petits et grands et Lorde avec sa belle production, Twenty One Pilots ont mis tout le monde d’accord. 

Dire que Twenty One Pilots étaient attendus serait un euphémisme au vu du groupe compact qui se presse devant la Grande Scène quelques secondes après le concert de Lorde. Et on ne parle pas ici de quelques fans de la première heure qui tiennent leur premier rang. De mémoire, ça faisait longtemps qu’on ne voyait pas ça. 

Le premier rang ou rien 

Pour certains, ce concert, c’est le point culminant d’un relativement long voyage. Appuyé contre la barrière, bien centré, on rencontre Alex. Il est venu d’Allemagne avec sa copine. “Ça a été un peu le stress car notre voiture nous a presque lâchés sur la route”, raconte-t-il. Sur la Plaine de l’Asse, ce sera son troisième concert de Twenty One Pilots. Son meilleur souvenir jusqu’ici ? “La dernière fois que je les ai vus, j’étais sous la plateforme sur laquelle Josh venait jouer de la batterie (ndlr: une petite plateforme portée par le public des premiers rangs pendant un morceau). Mais de mon côté, il n’y avait presque que moi qui tenait la plateforme. Josh l’a remarqué et à la fin, il m’a fait signe pour me remercier.” Il est fort possible que l’expérience se reproduise, sous une autre forme, à Nyon. 

Un peu plus loin le long de la barrière, Giulia est prête dans son outfit de Torch Bearer fait maison. Elle et ses amis ont conduit depuis Florence lundi pour être dans les startings blocks. “Après une nuit au camping, on est arrivés devant les portes à 7h ce matin. Et quand ça a enfin ouvert à 15h30, c’était un peu le stress parce qu’il y avait énormément de gens qui regardaient et filmaient les fans entrer. Il a fallu slalomer, c’était un peu laborieux, mais c’était marrant de se faire asperger d’eau par les gens autour”, sourit-elle. Quelques (longues) heures plus tard, ce sera la première fois qu’elle verra les Américains sur scène. 

Véritable communion

Chacun à ses raisons d’aimer le duo de l’Ohio. Des textes qui résonnent avec leur vie, le sentiment de se sentir vivant en écoutant leurs chansons, l’énergie délivrée en live. Mais une chose qui revient quasi tout le temps, c’est la communauté que Twenty One Pilots ont créée. Ces fans qui ont passé la journée devant la Grande Scène et tous ceux qui les ont rejoint après en sont la preuve. 

Alors, lorsque Tyler Joseph et Josh Dun, dans une explosion de notes et de pyro, arrivent sur scène, le moment est magique. 

Pendant une heure et demie, on n’était plus sur la Plaine de l’Asse, mais à Dema, cette ville fictive qui est le théâtre de toute l’histoire écrite par le groupe au fil de ses albums. Mais entre un changement de costume et une mise en scène avec le Torch Bearer, les deux Américains n’oublient pas le public. À peine une chanson terminée que voici Tyler Joseph, porté par le public, qui chante The Contract. Plus tard, il s’offrira un bain de foule pour entonner Ride sur une petite plateforme, au niveau des hauts-parleurs qui sont à mi-terrain. Josh s’est quant à lui offert sa traditionnelle escalade, non-assuré, jusqu’au toit de la Grande Scène où une batterie l’attendait pour Drum Show. Un fan lausannois a pu chanter quelques notes sur scène. Tout ça avant de terminer sous une pluie de confettis, avec des tambours, à nouveau portés par la foule. 

Quand les deux musiciens quittent la scène et que les lumières se rallument, il flotte un drôle de sentiment. Les sourires sont sur tous les visages. Mais les yeux sont un peu embués. On vient de vivre un moment exceptionnel. Mais on aurait voulu que ça dure indéfiniment.  

Texte et photos des fans : Alessia Merulla

Photo de Twenty One Pilots : Lucie Gertsch / Paléo 

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