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MOBY – Montreux Jazz Festival 2026

Compte-rendu du concert du 15 juillet 2026


Une entrée en matière électrique et un hommage à Bowie

L’impatience est palpable dans un Auditorium Stravinski plein à craquer. Lorsque les lumières s’éteignent enfin, la foule lâche une immense clameur. Moby fait son entrée, tout de blanc vêtu, sa guitare électrique en bandoulière. Sans préambule, il lance les hostilités avec l’implacable « Bodyrock », installant instantanément une ambiance survoltée dans la salle.

Le concert prend une dimension purement magique lorsque résonnent les premières notes de « Heroes ». Sur cette reprise de David Bowie, un clin d’oeil évident et savoureux à l’histoire du festival pour cette 60e édition anniversaire, Moby fait preuve d’une immense humilité. En retrait à la guitare, il s’efface pour laisser toute la lumière à l’une de ses choristes, dont l’interprétation sublime est magnifiée par un duo de virtuoses au violon et au violoncelle. Le public, conquis, exulte.

L’engagement au coeur du show : entre émotion et transe techno

Porté par des visuels percutants, l’artiste enchaîne ses plus grands classiques avant d’offrir un moment de répit… et de réflexion. L’écran géant s’allume pour laisser place à un message vidéo poignant de la célèbre primatologue Jane Goodall sur le morceau « Memory Gospel ». Un réquisitoire percutant contre la maltraitance animale et la surconsommation de viande de boeuf.

La transition est immédiate et thématique avec le chef-d’oeuvre « Why does my heart feel so bad ? », illustré par des images lumineuses de vaches heureuses, gambadant librement dans les prés, respectées et bien traitées par l’homme. Un instant suspendu qui rappelle les combats de longue date du musicien.

Véritable homme-orchestre, Moby passe avec une aisance déconcertante de la guitare aux synthétiseurs, avant de s’installer derrière les percussions. Le Stravinski bascule alors dans une autre dimension avec « Disco Lies », soutenu by un light show hypnotique digne des meilleures soirées techno des années 90.

Une fin de set explosive et des rappels en communion

La température monte encore d’un cran. Moby s’offre un solo de guitare rageur sur le combo « Flower / Find my baby », avant de faire littéralement sauter le public sur le remix survitaminé de « Extreme ways ».

C’est avec le mythique « Natural blues » qu’il clôt la première partie de son set, laissant un auditorium totalement conquis. Après avoir remercié la foule, l’artiste s’éclipse quelques instants avant de revenir pour un rappel mémorable.

« Je t’aime de tout mon coeur » déclare-t-il à son public avant d’entamer les premières notes de l’incontournable « Porcelain ».

Le concert se poursuit avec l’énergique « Lift me up », durant lequel il prend le temps de présenter ses brillants musiciens. Pour le bouquet final, Moby choisit le frénétique « Feeling so real ». Une explosion d’énergie pure qui pousse les derniers spectateurs assis, y compris au balcon, à se lever pour une standing ovation finale. Une célébration parfaite pour marquer les 60 ans du festival.

Texte et photos : / LnPixElle Photography

Galerie Moby

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