Du 18 au 21 juin 2026, le Graspop Metal Meeting a une nouvelle fois transformé Dessel, en Belgique, en véritable capitale du rock et du metal. 105 groupes en quatre jours. Autant dire qu’il a fallu faire des choix ! Impossible d’être partout à la fois, et c’est finalement ce qui fait aussi le charme du Graspop. Chaque festivalier construit son propre festival, au gré de ses envies, de ses découvertes et parfois même du hasard.
Mon Graspop 2026 aura notamment été rythmé par les concerts de Within Temptation, Limp Bizkit, Alter Bridge, Trivium, Lionheart, Kublai Khan TX, Architects, Bring Me the Horizon, Avatar, Electric Callboy, Alice Cooper ou encore Europe.
J’ai également eu le plaisir de découvrir Lakeview et Snot, deux belles surprises de cette édition. Petit clin d’œil également à Babymetal qui, avec son univers résolument kawaii et ses riffs qui tabassent, a offert un show aussi surprenant qu’efficace. À l’inverse, Loathe ne m’aura malheureusement pas convaincue, tandis que l’annulation de dernière minute de Drowning Pool a laissé un goût d’inachevé à de nombreux festivaliers.
S’il y a bien un concert qui m’a particulièrement marquée cette année, c’est celui d’Avatar. Entre une présence scénique impressionnante, un véritable sens du spectacle et une énergie débordante, les Suédois ont livré une prestation au top. Et malgré des jambes déjà bien mises à rude épreuve après plusieurs jours de festival… Impossible de ne pas danser !
Ce qui fait aussi la force du Graspop, c’est la richesse de sa programmation. En quelques heures, on peut passer du symphonique de Within Temptation au hardcore de Lionheart ou de Kublai Khan TX, avant de faire la fête avec Electric Callboy ou de chanter les grands classiques d’Alice Cooper, Foreigner et Europe. Peu de festivals offrent une telle diversité tout en conservant une identité aussi forte.
S’il fallait retenir une autre grande invitée de cette édition, ce serait sans hésiter… la chaleur ! Pendant quatre jours, les températures ont largement dépassé les 30 degrés. Les bouteilles d’eau se vidaient à vitesse grand V, les points d’ombre étaient pris d’assaut et chaque pause devenait l’occasion de reprendre des forces avant de repartir vers une nouvelle scène.
La météo nous a tout de même réservé quelques surprises. Le jeudi soir, une pluie bienvenue est venue accompagner le concert de The Offspring. Certains festivaliers ont préféré rentrer ou se mettre à l’abri, mais cette averse a finalement eu un effet très positif en plaquant la poussière au sol, sans transformer le site en champ de boue. Le samedi, un court orage est venu ponctuer la fin du concert de Bring Me the Horizon, ajoutant une touche presque cinématographique à cette soirée déjà intense.
Mais le Graspop, ce ne sont pas seulement des concerts. C’est aussi une ambiance unique, faite de rencontres et de partage. Pendant quatre jours, des passionnés venus des quatre coins de l’Europe, et même bien au-delà, se retrouvent à Dessel pour vivre la même passion. On y croise des festivaliers venus d’Australie, du Costa Rica, des États-Unis et de nombreux autres pays.
Peu importe la langue parlée ou le pays d’origine, une chose est certaine : la musique (rock et métal) rassemble. C’est aussi ce qui fait toute la force du Graspop.
Après quatre jours de concerts, de kilomètres parcourus entre les scènes, de chaleur, de rencontres et de découvertes, une chose est sûre : le Graspop reste un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux du rock et du métal.
Les organisateurs donnent déjà rendez-vous aux festivaliers du 17 au 20 juin 2027 pour une édition très spéciale qui célébrera les 30 ans du Graspop Metal Meeting. Après une édition 2026 particulièrement réussie, tous les ingrédients semblent réunis pour faire de cet anniversaire un rendez-vous mémorable.
Pour ma part, le rendez-vous est déjà pris. À l’année prochaine, Dessel !
Texte et photos : Joelle Cosendey