Dans le cadre de sa tournée Sting 3.0, le musicien britannique tourne sous le format d’un trio, comme à la belle époque où il faisait le policier avec ses deux comparses.
Cette année, Dominic Miller l’accompagne à la guitare et Chris Mass à la batterie. Grâce à cette formation réduite, les chansons de son premier groupe sont ainsi jouées proches de leur enregistrement originel comme ce ‘Message in A Bottle’ qui ouvrait le concert et que l’on n’avait plus entendu dans cette version brute depuis longtemps.
Malheur aux retardataires car une fois que le concert avait commencé, il était particulièrement difficile de rentrer dans la salle. Après deux ans à l’extérieur, retrouver le cadre du Stravinski et son acoustique hors du commun redonne un côté intimiste à ces concerts qui, dans le reste de la tournée, se donnent devant un public bien plus nombreux. On a l’impression de se retrouver entre nous après deux ans de parenthèses.
Sans album original à promouvoir, le concert est sans surprise un enchaînement de greatest hits, qui puise à la fois dans la carrière solo de Sting et dans le répertoire de The Police. Cela fonctionne formidablement bien et le public est particulièrement réceptif.
Le dialogue avec le public n’est pas très soutenu, dommage car Sting se débrouille pas mal en français. Mais, cela laisse plus de place à la musique et les classiques s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. Pratiquement 50 ans de carrière quand même, cela en fait des titres imparables !
La setlist est quand même très similaire au concert de 2024, même morceau d’ouverture et sauf erreur même rappel avec ‘Roxanne’ et ‘Fragile’. Au vu de la triste actualité, j’aurai bien vu qu’il ajoute ‘Russians’ dans la setlist et pourquoi pas ne l’actualise un peu, le temps de Reagan et Kroutchev étant révolu et on n’a pas gagné au change, loin de là.
Ce concert permet une fois encore de confirmer (la preuve par 9?) que Sting est définitivement immortel et que sa voix n’a toujours rien perdu de sa qualité au fil du temps. La seule qui marque un peu le coup, c’est sa basse. On a l’impression qu’elle voyage en soute sans protection pendant cette tournée. Ou alors c’est un modèle Dorian Gray, qui encaisse pour le patron. Pas exclu.