Les années 80 n’ont jamais vraiment disparu. Elles se sont simplement réfugiées dans des amplis Marshall, des refrains géants et des vestes en cuir qui refusent obstinément de prendre leur retraite. Le 19 juin 2026, le Hallenstadion accueillera justement l’un de ces monuments capables de transformer une salle entière en karaoké planétaire sous stéroïdes: Def Leppard, accompagnés des virtuoses funk-metal de Extreme.
Sur le papier, l’affiche ressemble à une borne d’arcade oubliée dans un club rock de Sunset Strip. Dans la réalité, cela promet surtout une avalanche de refrains immortels, de solos millimétrés et de décibels calibrés pour faire vibrer les gradins jusque dans les fondations du bâtiment.
Depuis plus de quarante ans, Def Leppard règne sur le hard rock mélodique avec une science presque insolente du “hit gigantesque”. Hysteria, Pyromania, Pour Some Sugar On Me, Animal, Rock of Ages… leur catalogue ressemble à une autoroute entière de classiques FM lancés à pleine vitesse. Avec plus de 110 millions d’albums vendus, le groupe continue d’avancer comme une locomotive chromée qui refuse de rouiller.
En ouverture, Extreme apportera une énergie plus nerveuse, plus technique, presque imprévisible par moments. Beaucoup les résument à More Than Words, mais ce raccourci oublie à quel point le groupe sait envoyer des riffs tranchants et des solos absolument stratosphériques dont Nuno Bettencourt a seul le secret.
En bref, cette soirée promet une combinaison parfaite entre hymnes de stade et virtuosité old-school.
Le plus fascinant reste peut-être cette sensation de survivance. Ces groupes – et leurs morceaux – ont traversé les décennies sans perdre leur pouvoir fédérateur. Et rappelons-le, Def Leppard se fait très rare en Suisse, donc raison de plus pour ne pas rater cette occasion exceptionnelle. Une des soirées les plus attendues de 2026 par les fans de hard rock mélodique, à n’en pas douter.