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Novelists – Kiff, Aarau – 17 avril 2026

Compte-rendu du concert


Aarau, ville médiévale de Suisse centrale, accueille en ce vendredi 17 avril 2026 le groupe français Novelists, accompagné de leurs compatriotes The Sunday Sadness (TSS) et des Allemands de Vianova. La première et dernière fois que j’ai vu Novelists c’était en juillet 2014 lors de leur tout début. Hâte de les découvrir avec leur nouvelle frontwoman!

19.30 heures, les Allemands de Vianova ouvrent le bal et mettent directement tout le monde d’accord. On va s’en prendre plein les oreilles ! Tout de blanc vêtus, les musiciens de Vianova délivrent un metalcore revisité. Riffs de guitare Groovy, nappes électro aériennes, le tout cimenté par une batterie en mode marteau-piqueur qui vous brise la nuque. Qui a dit que blast et groove à la Isaac Hayes ne faisaient pas bon ménage ?

Le chanteur, surmonté de sa chapka et de ses lunettes orange, nous balade entre screams agressifs et chants mélodieux qu’il maîtrise jusqu’à vous donner la chair de poule.

Ici, pas de sèche-cheveux dans la baignoire pour nous envoyer dans l’au-delà. Juste cinq excellents musiciens qui partagent leur amour du headbang cruellement efficace. Le Funkcore Jazzy est né.

20.30 heures, changement d’ambiance. Du blanc immaculé, nous sommes passés au noir profond d’Underworld. Les quatre vampires de The Sunday Sadness entrent en scène. Teint opalin, cheveux noirs, TSS nous offre sa mélodieuse et violente mélancolie.

La richesse de la langue de Molière et la brutalité de celle de Shakespeare donnent naissance à un parfait chaos. TSS, c’est ton dimanche soir ressuscité à coups de thérapie musicale!

21.30 heures, la foule se rassemble au-devant de la scène, les lumières se tamisent, la musique s’atténue. Un frisson parcourt la salle.

Novelists entre en scène et enflamme le KIFF dès les premiers accords avec “All For Nothing”. La foule se déchaîne. Acrobaties, fous rires et sourires complices. Novelists nous délivre un set rempli d’émotions. La richesse vocale de Camille nous fait voyager avec sa voix clean et ses screams à faire pâlir un peu plus nos quatre vampires. Son énergie galvanise la foule. Les têtes vont et viennent. Les cervicales serrent les dents.

Après nous avoir fait suer sur des titres tels que “Smoke Signals”, “Heretic” ou encore

“Prisoner”, tout s’arrête brutalement. La scène se vide. Reste Pierre et sa guitare. Assis. Seul. Face à la foule. Il nous berce de ses accords avec “Rest”. Très vite rejointe par Camille, la symbiose s’opère un peu plus entre le groupe et la foule. Un semblant de calme avant le retour de la tornade avec “Say My Name”, “CRC” et l’incontournable “Coda”, qui marque au fer rouge l’empreinte de Camille au sein de Novelists. Charismatique.

Les lumières s’éteignent et le rideau se ferme. C’est la fin. Mais ce sont surtout des étoiles plein les yeux, des souvenirs magnifiques qui sont gravés à jamais. Une sensation de plénitude, de bien-être. Je rentre à l’hôtel en écoutant leur dernier album “Coda”, avec un petit pincement au cœur de ne pas avoir entendu le morceau “Maldicion de la bruja”, qui, selon moi, est la pépite de cet album. Dans le silence de ma voiture, Novelists continue de me faire bouger la tête.

Texte et photos : François de Goumoëns (Dans La Fosse)

Galerie Novelists

Galerie The Sunday Sadness

Galerie Vianova

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