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Mek Na Ver – Noctivaga

Masked Dead Records


Qu’est ce qui, dans notre vie d’amateur de musique, fait qu’on va décider d’écouter tel album ? Qu’est ce qui nous décide à donner quelques minutes d’écoute pour offrir une chance à un album inconnu ?

Parfois, c’est une pochette. Ce fut le cas pour Noctivaga, dont j’ai débuté l’écoute uniquement pour sa pochette faisant figurer une de mes passions : l’effraie des clochers. Et dès les premières notes, ça a fait tilt.

Mais comment on parle d’un album quand on n’a absolument pas l’habitude d’écouter ce genre de musique ? Quand on n’a pas le vocabulaire ni les références pour en parler ?

Quand on ne peut pas décrire ce qu’on entend de façon technique, tout ce qu’on peut faire, c’est parler de ce que la musique nous fait ressentir.

Alors bien sûr, des notes de ce qu’on appelle black metal atmosphérique étaient déjà arrivées à mes oreilles auparavant, et c’est bien là la différence parce que les notes de Noctivaga ne se sont pas arrêtées à mes oreilles, elles ont continué leur chemin pour toucher cette petite zone du cerveau qui fait qu’on se sent tout bouleversé en écoutant une chanson.

J’ai trouvé dans Noctivaga ce que je savais « devoir » ressentir à l’écoute de ce type de musique alors que ça n’avait jusqu’alors jamais fonctionné : cette violence sacrée de la nature, cette atmosphère qui parait si noire de l’extérieure mais qui n’est en fait que l’extase de la fusion avec la nature, ce geyser d’émotions liés à une puissance tellurique…

Au final, quel rapport avec cette effraie des clochers en couverture ? Peut-être l’intensité des émotions ressenties, lorsqu’on a la chance de l’apercevoir, cet éclair de connexion à notre être sauvage lorsque l’on croise son regard. Et peut-être aussi la rareté des rencontres avec elle, à mettre en perspective avec la rareté de mon attrait pour ce style musical.

Texte : Sandra Lehmann

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