‘La musique est devenue la chose la plus importante pour mon âme’
En juin 2022, Marc Storace, domicilié dans la campagne bâloise, nous avait donné rendez-vous sur la terrasse du café ‘Zum schmalen Wurf’ à Bâle, sur les bords du Rhin. Le chanteur de Krokus nous avait ouvert son livre de souvenirs et honoré d’un échange cordial, ouvert et quelque peu nostalgique. Alors qu’il s’apprête à fêter trois quarts de siècle dans la Fabrique à concerts de Pratteln, il nous a paru opportun de revenir sur ce qu’il nous a rapporté de sa vie, de sa jeunesse sur l’île de Malte aux débuts de Krokus.
Marc Storace: Regarde ce bateau qui passe sur le plus ancien pont de la ville. J’aime regarder passer les bateaux, car j’ai grandi sur une île, à Malte. Cela évoque chez moi la distance, les voyages, mais aussi le sentiment d’être relié au reste du monde. Le Rhin permet à la Suisse, dont la position est centrée, de rester reliée à l’Europe, en traversant celle-ci jusqu’à Rotterdam.
Quelle fut ton enfance à Malte ?
J’ai grandi dans un environnement musical, dans une famille très orientée vers la musique. Nous étions six enfants, trois filles et trois garçons. Ma mère jouait du piano et était diplômée du Royal College of Music à Londres, ce qui lui permettait d’enseigner la musique classique. À l’époque, Malte avait un côté très british, mais aussi international. Les forces aériennes et navales du Royaume-Uni y étaient encore basées. Il y avait toujours des navires au port. Malte a été très marquée par la Seconde guerre mondiale, ayant été bombardée par les nazis pendant quatre ans, dont deux fois de manière très intense. Les Maltais sont restés très ouverts et hospitaliers, malgré ce qui leur est arrivé. À Malte, on apprécie les étrangers. Aujourd’hui, le tourisme est devenu la branche économique la plus importante, surtout depuis le départ des Britanniques. Le niveau d’éducation y est assez élevé, davantage que ce l’on pourrait penser, les examens scolaires étaient d’ailleurs préparés par l’Université d’Oxford. Par contre, au niveau politique, c’est le chaos.
Et au niveau personnel ?
Tout a commencé pour moi après Woodstock. La musique était alors partout autour de moi, jour et nuit. J’avais les cheveux jusqu’aux fesses et vivais dans un appartement communautaire. C’est l’époque hippie. Les filles avaient des fleurs dans les cheveux et on fumait de la marijuana, bien qu’on puisse finir en prison à cause de cela. J’ai eu ma première expérience au L.S.D. sur une plage de l’île. J’en suis arrivé à un point où la musique était la chose la plus importante pour mon âme. Tout à coup, j’en ai eu marre des plages, des piscines et du tourisme. Mon job ne me permettait pas d’avoir mon propre appartement, j’habitais toujours chez mes parents. Donc, à l’été 1970, je me suis envolé pour Londres, où j’avais des amis. J’y ai trouvé un job de vendeur chez Kleptomania, à Piccadilly Circus, dans un magasin où l’on vendait des vêtements et accessoires hippie. À l’étage, il y avait un département de disques. Je passais tout mon temps libre à écouter toute la nouvelle bonne musique qui sortait et à fumer des joints depuis le petit-déjeuner. J’avais envie de vivre comme bon me semblait, mais soudainement c’est devenu trop. Je ne pouvais même plus assumer mon rôle de chanteur correctement dans mes groupes de l’époque. Mais dieu merci, j’ai reçu une sorte d’inspiration pour venir en Suisse, alors même que je m’apprêtais à retourner chez moi, à Malte. Une fille est entrée dans le magasin, elle était Suissesse. Ce jour-là, il y avait une coupure d’électricité, le magasin était éclairé par des bougies. C’était une atmosphère romantique. Elle a essayé des vêtements et on a commencé à flirter. Le lendemain, elle est revenue au magasin. Ce fut le début de notre relation. Je l’ai considérée comme un ange qui avait été mis sur ma route. Je ne connaissais rien de la Suisse, sinon quelques images de montagnes, de neige, de ciel bleu et de soleil. Je me suis dit que c’était assurément un lieu à visiter. La Suisse regorgeait de musique en ce temps, et c’est toujours le cas aujourd’hui : le fait qu’elle soit au centre de l’Europe et qu’elle offre des cachets importants fait d’elle une place musicale importante pour les groupes. Ma relation avec cette fille s’est arrêtée, mais ma relation à la musique a continué et s’est développée. Après un passage dans un premier groupe à Saint-Gall, j’ai rejoint TEA. C’est avec ce groupe que j’ai fait mes premières expériences à un niveau professionnel dans l’industrie musicale. J’ai commencé à écrire des chansons, essayant de trouver mon propre style en tant que chanteur. Nous travaillions dur, répétitions au minimum trois fois par semaine, et vivions en communauté à la manière des hippies. Mais ne gagnions pas d’argent. Nous avons sorti trois albums en sept ans et avons beaucoup tourné, aux côtés de Status Quo ou encore Ginger Baker. En 1977, nous avons ouvert pour Queen en Allemagne sur six dates. Freddie était habillé tout en blanc, portait les cheveux longs et des chaussures à semelles compensées. C’était l’époque de ‘Sheer heart attack’. Queen était sensationnel, tellement dynamique. Toute l’équipe de TEA s’asseyait dans l’ombre lors de chaque soundcheck de Queen, observant tout minutieusement. Nous avons donné cinq concerts à Malte en 1977 avec TEA, tous à guichets fermés. Puis nous nous sommes séparés. Chacun a repris son chemin, mais je n’avais aucune attache en Suisse, pas de famille, pas de travail. Je suis alors retourné à Londres avec ma nouvelle copine, une danseuse, qui est devenue ma femme. Trois ans après, j’étais à nouveau en Suisse, engagé par Krokus. C’est une longue histoire, faite d’allées et venues.
Quand et comment as-tu compris que tu étais doté d’une vraie voix ?
Dans ma famille, tout le monde chantait. Il y avait à la maison une atmosphère musicale, on reprenait les chansons qui passaient à la radio. Mon père chantait comme ténor à la paroisse locale. Lorsque j’allais à l’église, je m’asseyais si possible près de l’immense orgue et regardais l’organise en jouer. À chaque fois que je retourne à Malte, je vais visiter cette église. Je me souviens que la musique de cet orgue me traversait tout le corps. J’en étais ému. J’étais très proche de mon père à cette période, avant que je ne devienne un rebelle. Ma mère et ma sœur jouaient et enseignaient la musique classique. Il y avait souvent chez nous des moments musicaux improvisés, avec des invités. Mes autres frères et sœurs faisaient partie d’un chœur, c’est toujours le cas aujourd’hui. Immergé dans ce contexte musical, j’ai suivi dans la musique mon propre chemin, en m’inspirant de ce qu’entendais à la radio ou dans les juke-box aux coins des rues. Vis-à-vis de l’église, il y avait ce bar où on passait du rock : Fats Domino, Elvis, Chuck Berry, Pat Boone. C’était un peu comme le paradis et l’enfer. Lorsque les Beatles sont arrivés, cela a fait l’effet d’une bombe. En ce temps-là, je collectionnais les filles, j’allais au cinéma, je faisais partie d’un clan de copains. J’ai commencé à chanter dans un groupe à l’âge de quatorze ans, en remplaçant à une fête d’anniversaire le chanteur qui était malade. Je sais que ça fait un peu cliché, mais ça s’est passé comme ça : le groupe m’a demandé de rester, me persuadant que j’avais une voix particulièrement bonne. Ce sont les premiers qui m’ont encouragé à continuer de chanter, à me complimenter sur ma voix. Ils m’ont dit d’oublier la basse, dont je voulais apprendre à jouer. Tout a commencé là, alors que je me nourrissais de compliments. Je suis davantage devenu conscient de mes capacités et j’ai commencé à me comparer aux autres chanteurs. J’ai décidé de parier sur moi, de prendre des risques et de tout laisser derrière moi à Malte.
Quels étaient les chanteurs qui t’impressionnaient alors ?
Je préfère Chuck Berry en tant que guitariste plutôt que comme chanteur, mais j’adorais la voix d’Elvis, ce tremolo. J’aimais la tonalité grave de sa voix, mais aussi quand il se faisait plus sauvage. Ensuite, les Beatles ont pris le dessus et ont apporté un peu de modernité. J’étais un grand fan de Paul McCartney en tant que chanteur. Une chanson en particulier a eu une immense influence sur ma manière de chanter, d’un point de vue technique. Si tu écoutes bien la façon dont il chante le troisième couplet de ‘Oh! Darling’, tu comprendras ce que je veux dire : il chante une tonalité plus haut et crie d’une voix éraillée. (Marc chante le début du couplet, puis enchaîne sur ‘Highway to hell’ d’AC/DC pour illustrer son propos) J’étais devenu un immense fan des Beatles. Pour moi, ils étaient à la fois des frères et des gourous. J’ai suivi leur évolution vers quelque chose de plus psychédélique avec ‘Sgt. Pepper’s lonely hearts club band’, tant d’un point de vue musical que vestimentaire. J’étais devenu un hippie, en phase avec eux. Avant cela, la mode à Londres était au tweed et à Bonnie & Clyde. J’ai suivi ce qui était à la mode, dans l’air. L’atmosphère avait changé, la mode et la musique aussi. On faisait brûler de l’encens indien, on avait des posters phosphorescents, dans les discos on projetait de la lumière sur des récipients contenant de l’huile pour créer des effets psychédéliques. Puis, la mode fut au rock progressif, avec des groupes comme Yes ou Genesis. Personnellement, je les préférais à Led Zeppelin et Deep Purple. Dans la foulée, la ‘New Wave Of British Heavy Metal’ a débarqué, avec Iron Maiden et Saxon. Avec mon groupe d’alors, Eazy Money, nous avons surfé sur cette vague et sorti un tube, ‘Telephone man’.
De quoi te souviens-tu de tes premières années avec Krokus ?
Je connaissais déjà les gars de Krokus, parce qu’ils avaient ouvert pour TEA sur notre dernière tournée. J’aimais beaucoup leur guitariste, Tommy Kiefer, qui est malheureusement décédé quelques années plus tard. J’ai auditionné pour eux sans vraiment savoir ce qui allait se passer, j’habitais à Londres à ce moment. Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais connu avec TEA, soit le manque d’argent. Il fallait que je puisse payer mon loyer. Je leur ai dit que j’étais d’accord de rester, mais que je voulais un contrat avec un revenu fixe. Pour eux, c’était un choc ! Nous avons signé un contrat d’une année : s’ils n’étaient pas satisfaits de moi, ils pouvaient à l’échéance me jeter. Mais j’avais vraiment besoin d’avoir un revenu mensuel garanti. Il ne faut pas oublier que je quittais un job à Londres et mon groupe Eazy Money. Je tenais à ce que le pas que je franchirais soit professionnel. Certains pensaient que je ne rejoignais Krokus que pour l’argent, ce qui était faux. J’avais simplement besoin d’un peu de sécurité. Fernando (ndr: von Arb, guitariste et membre fondateur) était particulièrement interloqué par ma demande, lui qui empruntait de l’argent à ses parents. Avec Krokus, c’était à la fois un retour en Suisse et un retour au bon vieux hard rock. Les gars de Krokus étaient des fans d’AC/DC, ce que je ne savais pas. Ils ont apprécié mon timbre vocal éraillé qui s’étalait sur trois octaves. Je me suis retrouvé à Soleure, au pied du Jura, dans une région plutôt rurale. Les gens étaient plus décontractés qu’à Zurich et avaient conservé une mentalité hippie. J’ai découvert à Soleure une atmosphère différente, que je n’avais encore jamais connue en Suisse. Puis nous nous sommes attelés à l’enregistrement de ‘Metal rendez-vous’ au Pink Ton Studio de Jürg Naegeli à Soleure. Les morceaux étaient déjà à un stade avancé de démos. J’ai proposé des améliorations et posé ma voix dessus. Puis ce fut le feu d’artifice ! D’un jour à l’autre, Krokus était sur toutes les lèvres et tous les promoteurs nous voulaient. Le rythme s’est accéléré et Tommy Kiefer ne l’a malheureusement pas supporté. Sa descente aux enfers, due aux drogues, fut triste à voir. Ce fut l’un des tout meilleurs guitaristes qu’il m’ait été donné de rencontrer. La plupart des groupes qui étaient en vogue à ce moment étaient britanniques. Il n’y avait guère que Scorpions qui ne l’était pas. Scorpions, quelle carrière ! Ils étaient déjà là avant TEA et sont toujours là aujourd’hui.
Le 14 décembre 2019, Krokus est censé avoir donné son tout dernier concert. Or il semble que ce ne soit pas le cas. Quel est le plan ?
Je compte continuer avec Krokus, forcément. Je suis un sentimental et travailler avec mes vieux amis de Krokus me procure beaucoup de joie. Un concert final à fin 2019, ce n’était pas mon choix. Mais j’ai perdu lors du vote. Dans le groupe, nous sommes trois à prendre les décisions : Chris (von Rohr), Fernando et moi. Il y a donc souvent une situation de deux contre un. Chris et Fernando souhaitaient arrêter, pas moi. C’était une surprise pour moi, mais j’ai compris que pour Fernando, qui avait eu un cancer et une opération à cœur ouvert, il lui devenait difficile physiquement de continuer. Les vols longue distance étaient devenus impossible pour lui. L’année 2019 a été fantastique, avec un passage au Wacken Open Air que nous avons immortalisé (‘Adios amigos – Live@Wacken’). Récemment, j’ai demandé à Chris et Fernando si un nouvel album de Krokus étaient envisageable, mais il semble que ce soit la dernière chose qu’ils veuillent faire. Fernando est heureux avec son groupe, Badass Romance, je suis heureux avec le mien, Storace. Chris est en fait le seul d’entre nous qui n’est impliqué dans aucun autre projet musical. Il passe beaucoup de temps en Crète. Il n’est pas facile de planifier quoi que ce soit avec Krokus, Chris est assez imprévisible. Notre prochaine réunion devrait avoir pour but de planifier concrètement les mois à venir pour Krokus. J’ai besoin de savoir à quelles périodes je serai libre de tourner avec mon groupe, car les échos de mon album sont très bons et j’aimerais pouvoir le promouvoir en tournée.
Pourquoi attendu si longtemps pour sortir ‘Live and let live’ ?
Pour créer, j’ai besoin d’avoir beaucoup de temps et d’espace. C’est alors que je prends conscience du vide que je dois combler, et le projet se transforme en mission. C’est mon premier album solo, bien que j’aie sorti en 1991 ‘The blue album’ avec Vic Vergeat, mon ami de longue date, entièrement composé et écrit ici à Bâle. J’ai eu de la poisse à l’époque, parce que la maison de disques a fait faillite trois mois après sa sortie. Je suis heureux d’avoir pu sortir un album solo dans de bonnes conditions : les critiques de la presse sont bonnes, les salles de concert bien remplies et de plus en plus de gens savent que le chanteur de Krokus a désormais son propre groupe, Storace. J’ai à présent un partenaire, Good News Productions, et un manager qui était le batteur de TEA. Nous avons cofinancé la production de l’album, et avançons pas à pas de manière totalement indépendante et démocratique. Travailler dans ces conditions est idéal. Sur scène, je suis accompagné de deux anciens membres de Krokus avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler dans le passé : Patrick Aeby à la batterie et Dominique Favez à la guitare rythmique. Avec eux, Krokus a sorti ‘Rock the block’ et le live ‘Fire and gasoline’. Ils sont aussi très bons en studio, Patrick au niveau des techniques d’enregistrement et Dom pour ce qui est des arrangements. Je compte utiliser notre potentiel, mais sans pression aucune.
Tu as intitulé l’album ‘Vivre et laisser vivre’. Devons-nous y voir un message ?
Il y a ce film de James Bond qui s’appelle ‘Vivre et laisser mourir’. Ce titre m’a perturbé, car pour moi il induit un certain égoïsme. ‘Je veux vivre comme je le veux, peu importe si autour de moi des gens meurent’, c’est ainsi que je comprends ce titre. En 2001, Charly Preissel et moi étions en train de travailler sur de nouvelles idées de morceaux, ici à Bâle dans un petit studio dans le quartier du ‘Gundeli’. Le titre-phare de mon album, ‘Live and let live’, date de ces sessions et a été écrit en alors que Saddam Hussein perpétrait un génocide. Les génocides ont toujours fait partie de l’humanité, depuis le temps des Egyptiens. Pour le reste, je me laisse inspirer par le quotidien, par l’actualité, afin d’écrire des paroles qui ont une certaine profondeur et d’apporter un message positif. Avec Krokus, il y a toujours eu ces allusions sexuelles, ces double-sens, ce qui est chouette. Nous étions jeunes et téméraires. J’adore ces chansons, elles font partie de moi. Je ne crache pas sur mon passé. Mais à présent, devenu plus âgé, plus responsable, avec davantage d’expérience de vie, je veux mettre mon énergie créatrice au service d’un message positif. L’autre titre que j’ai composé avec Charly Preissel, c’est ‘Paradise’. Cette chanson est un soleil sur l’album, elle parle de faire la fête sur une plage, autour d’un barbecue, entre amis venus à moto, avec quelques guitares. Ce qui me rappelle ma jeunesse à Malte. Très souvent, c’est moi qui organisais ce genre de fête les nuits de pleine lune. Ce sont des souvenirs inoubliables, on passait tellement de bon temps.
Quel est le secret de ta longévité ?
Être chanteur, c’est une discipline, rien n’est gagné, monter sur scène est un combat à chaque fois. Il faut bien récupérer entre les concerts, préserver sa voix, manger au bon moment. Dans mon cas, je mange un plat de pâtes trois heures avant un concert. Si un chanteur veut durer, son hygiène doit être comparable à celle d’un sportif.
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Un parcours en onze dates-clés
1951 Marc (Anthony) Storace (Crockford) naît à Sliema sur l’île de Malte dans une famille de six enfants.
1965 Il fait ses premières armes au sein de deux groupes maltais qui jouaient des reprises des Beatles, des Stones ou des Kinks.
1969 Après le festival de Woodstock, la musique devient la force motrice de sa vie. Son groupe reprend alors Led Zep, les Who, Black Sabbath, Purple et Hendrix.
1970 Rêvant d’une carrière dans la musique, il quitte tout et s’envole pour Londres, qui deviendra sa ville-refuge.
1971 Il rejoint TEA, groupe de rock progressif zurichois qui tourne dans toute l’Europe, notamment avec Nazareth, Status Quo et Queen.
1976 Il retourne à Londres où il monte Eazy Money, dont le single ‘Telephone man’ aura un certain écho.
1980 Il intègre Krokus suite à un appel du pied de Chris von Rohr. Le succès de ‘Metal rendez-vous’ est fulgurant pour les Soleurois (4x platine chez nous). C’est le début de l’âge d’or de Krokus, qui tournera avec les plus grands, écoulera six albums par centaines de milliers jusqu’en 1986 et récoltera plusieurs disques d’or aux Etats-Unis et au Canada.
2003 Pour la première fois, Krokus et Gotthard foulent la même scène, celle du Mont-Soleil Open Air Festival. Entre vieux lions et jeunes loups, la rivalité est palpable.
2007 Krokus reforme son line-up quasi-originel et entame une nouvelle ère de succès, avec un concert mythique au Stade de Suisse et trois albums remarquables.
2019 Krokus donne au Hallenstadion, devant 13’500 personnes, ce qui devait être son concert d’adieu.
2021 Marc Storace publie son premier album solo, dont le titre ‘Live and let live’, résume bien sa philosophie de vie.
Texte : Pascal Vuille
Photo : Gilles Simon