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BLACK STONE CHERRY – Mühle Hunziken, Rubigen – 20 septembre 2026

Compte-rendu du concert du 20 septembre 2026


Le Calumet de la Paix

Premier passage à la Mühle pour Black Stone Cherry, une salle taillée sur mesure pour le quatuor du Kentucky. Les Américains ont sorti un EP en mars dernier (« Celebrate » Mascot Records) et allaient le dégoupiller avec d’autres hymnes incandescents dans la jolie petite salle bernoise pleine à craquer. 10 Years, quintette de rockers du Tennessee, allumait la mèche en début de soirée.

C’était une magnifique soirée de fin d’été sur les bords de l’Aar, des promeneurs ayant profité de la fraîcheur de la rivière croisant des rockers cools et tout sourire se saluant et profitant du charmant jardin de la Mühle en savourant une spécialité maison ou une cervoise locale. Le concert était annoncé complet depuis belle lurette et on s’en est vite rendu compte une fois à l’intérieur.

Peu connus de ce côté-ci de l’Atlantique, 10 Years propose un rock alternatif lorgnant du côté du nu metal. Fondé en 1999, le groupe enchaîne les petites salles, sort deux albums avant d’attirer l’attention des majors et de signer chez Universal Records en 2005. « The Autumn Effect » sera l’album de la reconnaissance avec le beau ‘Wasteland’ qui rappelle la musique d’Audioslave ou Alice in Chains. Rien de révolutionnaire mais un son efficace et énergique qui a séduit les spectateurs bienveillants amassés tout autour de la scène. Mention plus à une version lente et fiévreuse du légendaire ‘Heart-Shaped Box’ de Nirvana et à ‘Fix Me’, belle ballade mélodique de 10 Years.

Grande première donc pour Black Stone Cherry à la Mühle, on en salivait d’avance. Ce petit bijou de salle – on se répète – est un véritable écrin pour des artistes de la trempe des rockers du Kentucky. On se souvient des concerts épiques de Rival Sons ou Dirty Honey par exemple, la magie du lieu transcendant la prestation des artistes. Après ‘Hells Bell’s d’AC/DC en intro, le ton est donné d’emblée avec ‘Me and Mary Jane’, brûlot hard rock fleurant bon le southern pur jus. Chris Robertson est très en voix, guitare incisive, flanqué des bondissants et souriants Ben Wells (guitare et chœurs) et Steve Jewell Jr. (basse). John Fred Young n’est pas en reste malgré sa batterie un peu à l’étroit sur la petite scène de la Mühle.

Une setlist excitante nous sera proposée avec des titres de pas moins de sept albums et bien sûr ‘Celebrate’, le dernier EP, qui sera mis à l’honneur. Belles mélodies, énergie débordante, positive attitude, refrains accrocheurs sont autant d’ingrédients qui rendent Black Stone Cherry éminemment sympathiques. On a adoré les vigousses ‘Burnin’’, ‘Again’ et ‘Celebrate’. On est parti sur les routes du Midwest avec ‘Hell and High Water’ et ‘Like I Roll’. On a repris notre souffle avec ‘Stay’ et ‘Deep’ avant que Chris introduise le sublime ‘Things My Father Said’ en disant que l’on a toutes et tous un ami, un proche qui nous a inspirés… moment de grâce, frissons et larmes aux yeux.

On a repris une mousse en trinquant avec les copains sur ‘Cheaper to Drink Alone’ , on a pensé à Lenny Kravitz en écoutant ‘Neon Eyes’, on a chanté à tue-tête sur le refrain de ‘In My Blood’ avant de jubiler sur l’imparable trilogie finale (‘White Trash Millionaire’, ‘Blame It on the Boom Boom’ et ‘Lonely Train’). Un court passage par les coulisses avant que Chris et Ben viennent interpréter ‘Peace Is Free’, dédiée à tout le public de la Mühle et à tous les artisans de paix dans ce monde déchiré. Chris, très cool et chaleureux descendra même au milieu des fans pour chanter la fin du titre comme en famille.

Encore une soirée magique à la Mühle et on en redemande.

Texte et photos  : Jean-Blaise ‘jb’ Betrisey

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